La Direction Générale des Élections (DGE), relevant du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, a exprimé ce vendredi sa préoccupation face au lancement prématuré de campagnes en faveur ou contre le projet de nouvelle Constitution. Ces initiatives, menées de manière unilatérale par certains citoyens et autorités guinéennes, constituent selon l’institution une violation flagrante de la loi encadrant l’organisation du référendum.
Se fondant sur la loi L/2025/012/CNT, et plus particulièrement sur son article 17, la DGE rappelle que la campagne référendaire ne peut légalement débuter que 21 jours avant la date du scrutin, et qu’elle prend fin 48 heures avant celui-ci. Durant cette période officielle, les réunions et manifestations publiques doivent se dérouler dans le strict respect des lois, de l’ordre public et des bonnes mœurs. Les dates et heures précises d’ouverture et de clôture seront fixées par décret présidentiel, au moins 30 jours avant le vote.
En conséquence, la DGE appelle l’ensemble des citoyens à s’abstenir de toute activité assimilable à une campagne référendaire avant les délais légaux, afin de se conformer aux dispositions en vigueur. L’institution précise toutefois que cette interdiction ne concerne pas la campagne officielle de vulgarisation du projet de nouvelle Constitution, actuellement en cours sur tout le territoire national.
Ce rappel intervient alors que le référendum constitutionnel est prévu le 21 septembre 2025, un rendez-vous que les autorités qualifient de « tournant historique » pour le pays.

