Dans une lettre ouverte rendue publique ce 14 juillet, Dr Faya Lansana Millimouno, président du Bloc Libéral, a lancé une alerte <<solennelle>> au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, sur des menaces « graves et croissantes » visant sa personne, sa famille ainsi que des membres de son parti. Il appelle à un respect strict des droits fondamentaux garantis par la Charte de la Transition et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la Guinée.
Dans ce courrier à fort ton républicain, l’homme politique affirme être la cible de projets d’<<enlèvement>> et d’atteinte physique, dans un climat qu’il qualifie de « national alarmant », marqué par des actes d’intimidation, des disparitions forcées, des arrestations extrajudiciaires et une répression ciblée contre les voix dissidentes. « Ces méthodes relèvent davantage des régimes autoritaires que d’un État de droit », déplore-t-il, rappelant les cas de plusieurs compatriotes victimes de violences similaires ces derniers mois.
Appel au respect des textes juridiques
Se référant à la Charte de la Transition, notamment ses articles 10, 8 et 23, Dr Millimouno insiste sur l’importance de garantir l’intégrité physique et morale de tout citoyen, ainsi que les libertés d’expression, de conscience et de culte. « Aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains », rappelle-t-il fermement.
Le président du Bloc Libéral appelle le Général Doumbouya à incarner les valeurs de justice et de responsabilité qu’exige sa fonction : « L’État ne saurait se faire complice de pratiques d’un autre temps. »
Un message d’alerte et d’engagement pacifique
Tout en réaffirmant son attachement à la légalité, au pluralisme et au dialogue républicain, Dr Millimouno rejette toute instrumentalisation de son engagement politique comme justification de menaces à son encontre. Il insiste sur le caractère pacifique et démocratique de son combat.
Il conclut sa lettre en appelant les autorités de la transition à assurer sa sécurité, celle de sa famille, de ses collaborateurs et des militants de son parti : « Ce n’est ni un cri de défiance, ni une plainte ordinaire, mais un appel républicain. Car il n’y a ni paix sans justice, ni démocratie sans pluralisme, ni stabilité sans respect des libertés. »

