Les fumées de Dar es Salam dérangent toujours les riverains. Mercredi 3 avril 2025, des femmes sont descendues dans les rues pour dénoncer les maux liés à cette décharge pour tout Conakry.
Les fumées envahissent parfois les maisons et impactent le quotidien des femmes. <<Nous ne pouvons plus avec la fumée >>, dénonce une femme manifestante qui interpelle le gouvernement. <<Si l’État ne peut pas enlever le dépotoir ici, qu’il envoie des citernes pour éteindre la fumée. Tout le monde est malade. Quand tu vas à l’hôpital, on te dit d’arrêter de fumer, alors que nous, on ne fume même pas ! Même notre imam est malade, alité à l’hôpital, et on lui dit qu’il fume !>>
La pollution de l’air touche la santé des habitants de Dar es Salam, un quartier qui héberge les ordures de tout Conakry.
Pourtant, le pouvoir public avait envisagé de délocaliser cette décharge vers Coyah. En revanche rien n’est encore fait dans ce sens.
Les autorités locales et nationales sont désormais sous pression pour trouver une solution rapide et efficace à cette crise sanitaire qui affecte des milliers de personnes.

