La demande formulée la semaine dernière par les avocats d’Amadou Damaro Camara et lui-même a été acceptée. Ils avaient demandé <<l’hospitalisation>> de leur client dont l’état de santé s’est dégradé ces derniers temps.
L’ancien président de l’assemblée nationale guinéenne avait plaidé le 20 février passé pour son hospitalisation en déclarant au tribunal: <<Je cours de risques. Avec le stress, il y a un risque d’AVC. Je risque une amputation si la neuropathie continue à s’aggraver comme cela a commencé. (…) Vouloir refuser mon hospitalisation, c’est éventuellement, potentiellement, me condamner à un AVC ou à une amputation. Je ne crois pas que ce soit le but.Je vous en supplie, laissez-moi aller à l’hôpital>>.
Aly Touré, procureur spécial de la Crief ne s’est pas opposé à cette sollicitation. Il a évoqué le jeudi 27 février le visage humain de la justice.
Le cri de celui qui a été condamné à 4 ans de prison est entendu par la cour en appel. Elle a ordonné le placement d’Amadou Damaro Camara dans une structure hospitalière de Conakry aux frais du Trésor public.
L’affaire est renvoyée au 20 mars 2025.

